:: L'Administratrice ::

:: Sommaire ::

Rumeurs de taverne

Eskarina le 06/12/2006
Yokzân Mi, Racgna.

« Lorsque l’on félicite Yokhzân Mi à propos de son savoir, de sa sagesse, ou de la beauté de ses calligraphies, celle-ci répond toujours humblement qu’elle n’est qu’une bien piètre disciple de Cra, grand sage Racgna et fondateur de son Clan.

Le père du père du père –et ainsi de suite– de Yokhzân, faisait partie des premiers élèves de Cra lorsque celui-ci était revenu de son long voyage initiatique.

Depuis, le savoir est une notion primordiale, non seulement pour le Clan, mais aussi pour la famille Takezo. Yokhzân répète ne faire que perpétuer l’honneur familial en suivant les préceptes du fondateur de son Clan.

Il est logique qu’un étranger en quête de sagesse se tourne vers le Clan Cra, réputé depuis des siècles dans ce domaine. Il était encore plus logique que l’on ait attribué le titre d’Administratrice à une Racgna comme Yokzân qui fait du Savoir une affaire personnelle.

Yokzân est l’aînée de quatre frères et quatre sœurs. Elle est le pilier central de la balance familiale et représente leur équilibre. A sa naissance, les parents de Yokzân virent dans ses yeux gris une sagesse infinie et l’initièrent rapidement aux arts de la parole et de la calligraphie. Ils lui expliquèrent à quel point il était important d’élargir ses connaissances en parcourant les livres des bibliothèques et en voyageant, tel Cra dans sa jeunesse.

Plongée dès sa plus tendre enfance dans cette vision de la vie, Yokzân adopta ce mode de vie avec tout le naturel dont peut faire preuve un enfant que l’on a modelé avec soin et patience.

La Racgna a toujours fait montre d’un grand zèle en matière d’apprentissage. Lorsque ses parents, puis ses maîtres, lui demandaient de lire le livre d’un grand sage, elle en lisait toute l’œuvre. Lorsqu’ils lui demandaient d’écrire quelques vers sur la beauté d’un jardin, elle écrivait un recueil sur les charmes de la nature.

C’est ainsi qu’on trouva rapidement des écrits de Yokzân dans toutes les bibliothèques de la Cité. Non seulement ils étaient remarquables par leur diversité (poèmes, mais aussi pièces de théâtre, essais philosophiques, recueils d’herboristerie et de zoologie, etc.) mais également par leur qualité et la particularité de la calligraphie, élégante et pleine d’arabesques, qui fit l’image de « marque » de la Racgna.

Quelques uns de ses recueils parvinrent jusqu’aux bibliothèques du Palais et jusqu'aux mains de l’Elu. Séduit par cette écriture qui relevait d'un art et d'un savoir immense, celui-ci l'invita à partager un dîner.

Même s’il fut ardu de convaincre Yokzân de se joindre à L’Elu pour une soirée, celle-ci finit par accepter, préférant mettre de côté son humilité plutôt que de blesser son hôte en refusant son invitation.


A l’issue du repas, l’Elu avoua qu’il n’avait jamais eu de discussion plus passionnante et qu’il avait pu assister à la manière dont la Racgna faisait de la connaissance un art. Afin de la remercier pour l’agréable moment qu’ils avaient passé ensemble, il lui remit le titre d’Administratrice, qui reconnaissait en elle une éminente sagesse et un art calligraphique encore jamais observé.

Depuis, l’Elu la convoque régulièrement au Palais où ils discutent de longues heures durant à propos de sujets que même les plus sages ont parfois de la difficulté à saisir… »

^Sommaire^
Valid XHTML 1.0 Transitional Valid CSS 2.1 Fait avec Notepad++