:: Le Forgeron Runique ::

:: Sommaire ::

Rumeurs de taverne

Eskarina le 06/12/2006
Märh Bohort, Kardaag.

« Depuis qu’il s’intéresse au métier de forgeron, Märh a toujours voulu trouver un moyen de concilier le fer et l’esprit. Il voulait montrer à tous qu’il était possible de créer une lame en y incorporant un peu de son esprit ou d’une essence immatérielle, comme la magie ou la force spirituelle d’un aïeul regretté.

On l’a souvent pris pour un fou, jusqu’à ce qu’il fasse une découverte révolutionnaire.

Tout le monde a entendu parler des runes au moins une fois, ne serait-ce que dans les contes que l’on relate aux enfants près de l’âtre familial. Les runes sont des pierres ou des gravures dotées d’un  pouvoir dont on ne connaît pas l’origine. La plupart du temps, on grave sur cette pierre une formule ou une prière qui lui donnent toute sa force « magique ».

A force de recherches, Märh est parvenu à utiliser cette force surnaturelle, en incorporant aux armes et armures qu’il forgeait ces pierres étranges, ou en y gravant des formules. Il remarqua que non seulement l’objet runique possédait des propriétés uniques, mais qu’en plus il pouvait conférer à leur porteur d’étranges capacités.

Märh resta de nombreuses années dans l’ombre sans parler de ses recherches, qui n’étaient alors qu’à un stade précaire. Märh Bohort était déjà réputé pour son grand savoir faire de forgeron, et quand des rumeurs sur les recherches du Kardaag parvinrent aux oreilles du capitaine de la garde, celui-ci vint en personne jusqu’à la forge de Märh.

Ce dernier n’est pas un homme expansif, et c’est l’ours bourru qui reçut le capitaine. Il était furieux que des échos de son travail se soient répercutés jusqu’au Palais, et clamait qu’il désirait vivre en paix parmi les siens, sans que des émissaires viennent lui rendre visite à tout bout de champ.

Le capitaine fut amusé par la réaction quelque peu excessive du Kardaag et s’entretint avec lui afin d’en savoir plus sur les craintes, et avant tout sur les recherches, de Märh. Il s’avéra que ce dernier craignait surtout qu’on le traite de fou ou que, bien pire, on ne lui vole ses inventions. A ce propos, il fit quelques démonstrations des plus beaux travaux qu’il avait effectué ces dernières années.

Il montra au capitaine une épée runique flamboyante, qui conférait à son porteur une aura capable de brûler toute personne ennemie s’approchant dans un rayon de 5 mètres (et le fait que le capitaine ne brûlât pas rassura notre Kardaag).

Il lui montra également sa toute dernière invention, une magnifique armure de plaques complète gravée avec de multiples motifs et enchâssée d’une rune à l’emplacement du cœur. Cette armure reluisait d’un bleu azuré et Märh assura que même la plus aiguisée des épées ne pouvait transpercer l’acier de cette pièce exceptionnelle.

Märh Bohort confia au capitaine qu’il avait encore nombre de recherches à faire, qu’il connaissait beaucoup de failles à ses inventions mais qu’il y voyait aussi moult évolutions possibles. Seulement, son matériel s’avérait de plus en plus limité et s’usait au contact « magique » des runes, semblait-il.

Le capitaine y vit tout aussitôt une occasion inespérée de ramener ce savoir vivant au Palais. Il promit à Märh de lui fournir tout le matériel qu’il désirerait s’il acceptait de travailler pour la Cité et de faire part de ses recherches aux savants du Palais.

Après avoir longuement réfléchi à cette proposition, Märh accepta, à la seule condition qu’il puisse continuer ses expériences dans son petit atelier.

La recherche sur les runes n’en est encore qu’à ses débuts mais, de jour en jour, Märh et les quelques apprentis qu’il a pris à sa charge en découvrent un peu plus. Abondantes sont les rumeurs circulant autour de l’atelier du Kardaag… »

^Sommaire^
Valid XHTML 1.0 Transitional Valid CSS 2.1 Fait avec Notepad++