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Les Vieux Arts (Pré-Exode)

Animateur Poak le 21/10/2006

Il y a fort longtemps, avant que la colère de la nature ne s'abatte sur les Véhyms, une immense bibliothèque avait été bâtie entre les villes. À cette époque, les arts occupaient une place primordiale dans les communautés. Les artistes talentueux méritaient autant le respect que les nobles et il était fréquent de voir un poète posséder l'équivalent des richesses bourgeoises. La bibliothèque, du nom d'Eridia, rassemblait un nombre incalculable d'œuvres artistiques. Divisée en 5 parties (une pour chaque étage), Eridia regroupait la littérature, la poésie, la musique, le théâtre, la peinture et la sculpture. La construction d'un édifice de cette envergure fut entamée par Audelia Vastevi, noble Bürsten qui affectionnait particulièrement la poésie. En trois années, la tour démesurée fut achevée; au grand bonheur de sa directrice, demoiselle Vastevi, et de ses quatre nouveaux sous-directeurs. Quoiqu'il en soit, les deux années qui suivirent furent très prolifiques pour la bibliothèque puisque plusieurs milliers d'oeuvres furent placées dans les différentes salles de l'endroit.

Puis, lorsque la nature se révolta et que l'exil fut nécessaire pour la survie de tous, tout ce qui avait été fait fut perdu et détruit. Les rares œuvres qui ont été amenées jusqu'au Pic Arkarran à la fondation de la Cité n'ont malheureusement pas, pour la plupart, survécues au ravage du temps...

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Les arts dans la Cité

Animateur Poak le 21/10/2006

Puisque ce sont les mages qui ont rapidement prit la direction lors de la construction de la Cité, une nouvelle bibliothèque a été priorisée dès que les Véhyms pouvaient se le permettre. Ce fut d'ailleurs le premier édifice construit dans le quartier du Savoir. Cependant, elle est loin d'égaler la précédente en ampleur et elle n'eut pas le succès d'Eridia. En effet, les artistes étaient beaucoup moins bien vus qu'autrefois puisqu'ils ne servaient pas directement à la survie de la Cité. Au fil du temps, les artistes les plus déterminés ont toutefois réussi à se tailler une place dans la société grâce, entre autres, aux quelques mécènes et aux directeurs (ceux qui dirige la bibliothèque). De plus en plus, la culture reprend sa place d'autrefois; les amateurs d'art devenant plus nombreux chaque jour.

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L'aspect économique

Animateur Poak le 21/10/2006

Avec la menace de la forêt qui plane au dessus des têtes, les arts ont donc perdu beaucoup de leur valeur. Une oeuvre qui autrefois valait deux ou trois Arküls vaut désormais moins de quatre Yätzes. Le peuple achète rarement les créations littéraires puisqu'elles sont accessibles à la bibliothèque. Les écrivains font donc leurs profits grâce aux directeurs; puisque leur rôle est de garnir le plus possible la bibliothèque avec les ressources monétaires octroyées par le trésorier de la Cité. Les peintres, les sculpteurs et parfois même les autres artistes peuvent, s'ils ont de la chance et du talent, se trouver un mécène. Le mécénat implique un échange, une sorte de commerce : le mécène "protège financièrement" l'artiste, c'est-à-dire qu'il subvient à tous ses besoins (nourriture, hébergement, habillement et autres). En échange, l'artiste, aussi appelé "le protégé", doit donner toutes ses œuvres à son mécène et doit répondre à ses commandes. Évidemment, les arrangements de mécénats peuvent varier, tout dépendant des exigences du mécène comme de l'artiste; même si l'artiste est souvent dans une position d'infériorité face à son protecteur, puisque ce dernier est souvent noble et que l'artiste, sans mécène, vit souvent dans la misère.

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Les particularités actuelles

Animateur Poak le 21/10/2006

Le genre littéraire qui dominait les Vieux Arts était très rigide et laissait peu de place à l'originalité. Les récits devaient se plier à une multitude de règles, autant à propos des thèmes exploités que du style utilisé. Les écrivains devaient, entre autre, impérativement instruire (soit sur le plan émotif, soit sur le plan intellectuel ou philosophique) sans quoi l'œuvre était considérée comme inutile. Les protagonistes se devaient d'être idéalisés pour ainsi plaire aux gens qui avaient (et ont encore aujourd'hui) toujours tendances à s'identifier aux personnages.

Jusqu'à tout récemment, ce genre littéraire (appelé "latarisme", en l'honneur de Vitalir Latharas) était imposé à tous ceux qui écrivaient. Il était terriblement mal vu de ne pas suivre à la lettre les règles et les conventions instaurées par le Lodarien philosophe; Latharas. Cependant, depuis une vingtaine d'années une explosion stylistique est en train de se produire. En effet, les gens en ont eu de plus en plus assez de lire et relire les mêmes textes et les mêmes histoires; ils ont pris goût à l'originalité des auteurs. Ainsi, depuis que Morance Bofian a écrit "Le plaisir du simple", les auteurs ont commencé à emprunter des voies diverses et variés. Ils hésitent encore pourtant à critiquer des individus ou des groupes d'individus tel qu'une caste de la société, quelle qu'elle soit, par peur de ne pas être récompensés par les directeurs ou reniés par leur mécène.

Contrairement à la littérature, le théâtre a gardé toute sa rigidité d'autrefois. Même s'il n'existe pas de registre des conventions comme pour le latarisme, les pièces de théâtres (celles jouées en salle, puisque les animations de rues ne sont pas considérées comme tel) se conforment à un cadre très strict, devenu classique. Ce style est adoré de tous les publics même si ce ne sont que les riches qui peuvent y assister puisque ce genre d'activité est généralement très coûteux. Les rares auteurs qui se sont risqués à créer une pièce en dehors des normes ont été conspués par des masses de spectateurs mécontents. Ils ne purent donc pas continuer leur carrière puisqu'ils perdirent chacun leur mécène et les autorités refusèrent dès lors de céder la salle de théâtre pour des "calamités artistiques".

Les pièces de théâtre ont donc nécessairement deux actes et cinq scènes par acte Une pause est généralement imposée entre les deux actes. Durant cet entracte, des breuvages et des mets légers sont offerts. Le nombre de personnages peut varier mais reste toujours symétrique. Ainsi, il peut y avoir deux, quatre, six ou même huit personnages dans une même pièce, à condition qu'il y ait autant de protagonistes que d'antagonistes. Il vaut mieux éviter les thèmes politiques et la controverse puisque ces propos ne peuvent pas plaire à tous. Les chef-d'œuvres théâtraux ont toujours un long crescendo suivi d'une chute magistrale, ce qui plonge le spectateur dans les émotions les plus intenses. La pièce de théâtre se clôt suite aux applaudissements des spectateurs tandis que tous les personnages défilent sur scène.

En poésie, il n'y a aucune règle, aucune convention; il n'y a que des critères. Les poètes sont libres d'écrire ce qu'ils désirent, mais la qualité de leur travail est jugé en fonction de deux principaux éléments : le fond et la forme. Le critère de fond renvoie au contenu du poème. Les thèmes abordés et le sujet traité constituent les deux piliers de ce critère. Puisque tous les thèmes sont abordables (contrairement aux autres arts, la contestation sociale ou politique est acceptée), il est difficile de clairement délibérer des meilleures œuvres à partir de ce seul critère. C'est donc pourquoi le style, aussi appelée la forme, est primordial à un poème apprécié. Les rimes et autres jeux de mots (sonores ou non) sont particulièrement primés. Plus la structure du poème est travaillée et précise, plus le poème est considéré comme joli.

Pour la peinture, la liberté artistique est totale. Les peintres sont libres de créer ce qu'ils veulent, y compris ce qui pourrait entraîner des conflits de toutes sortes. À noter cependant que ce sont principalement les portraits qui gagnent en popularité. Chaque noble désirant voir son visage accroché aux murs de son manoir. Les portraits (surtout les mieux réalisés) sont rapidement devenus un signe de richesse et d'influence. La qualité d'une peinture est jugée généralement sur la précision des détails et des coups de pinceaux du peintre. Ainsi, c'est principalement le talent manuel et la dextérité qui font le bon peintre.

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